Terminale · Bac de philo

Quiz : le bonheur (Terminale, bac de philo)

Ce quiz couvre la notion de bonheur au programme de Terminale : souverain bien, plaisir et désirs, sagesse stoïcienne et critiques modernes. Réponds sans notes, puis relis les explications pour distinguer clairement les thèses des grands auteurs.

Le quiz : 11 questions corrigées

Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.

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  1. Question 1 sur 11

    Pour Aristote, pourquoi le bonheur est-il le souverain bien ?

  2. Question 2 sur 11

    Que signifie l’ataraxie chez Épicure ?

  3. Question 3 sur 11

    Dans la classification d’Épicure, le désir de gloire est…

  4. Question 4 sur 11

    Selon Épictète, lequel de ces éléments dépend de nous ?

  5. Question 5 sur 11

    Quelle thèse Calliclès défend-il dans le Gorgias de Platon ?

  6. Question 6 sur 11

    Pourquoi Kant affirme-t-il que le bonheur est « un idéal de l’imagination » ?

  7. Question 7 sur 11

    Selon Kant, que doit enseigner la morale ?

  8. Question 8 sur 11

    Quelle image Aristote utilise-t-il pour dire que le bonheur exige une vie entière ?

  9. Question 9 sur 11

    Comment Pascal appelle-t-il les activités par lesquelles l’homme évite de penser à sa condition ?

  10. Question 10 sur 11

    Pour Schopenhauer, la vie oscille comme un pendule entre…

  11. Question 11 sur 11

    Lequel de ces auteurs ne fait PAS du bonheur le but de la morale ?

L’essentiel à retenir : Le bonheur

Le bonheur comme fin ultime

Le bonheur est un état de satisfaction durable et complet, à distinguer du plaisir, passager et partiel. Pour Aristote (Éthique à Nicomaque), il est le souverain bien : la fin que l’on recherche pour elle-même et jamais en vue d’autre chose. Il réside dans une activité de l’âme conforme à la vertu, exercée sur une vie entière, car « une hirondelle ne fait pas le printemps ». Le mot grec eudaimonia a donné le nom d’eudémonisme aux morales qui font du bonheur le but de la vie.

Épicure, les stoïciens et Calliclès

Dans la Lettre à Ménécée, Épicure fait du plaisir le principe de la vie heureuse, mais un plaisir en repos : l’absence de troubles de l’âme (ataraxie) et de douleur du corps (aponie). Il classe les désirs en naturels et nécessaires (manger, boire), naturels et non nécessaires (mets raffinés), ni naturels ni nécessaires (richesse, gloire). Le sage satisfait les premiers, n’use des seconds qu’avec mesure et écarte les derniers. La philosophie délivre aussi de la crainte des dieux et de la mort : « la mort n’est rien pour nous ».

Les stoïciens, comme Épictète dans le Manuel, distinguent ce qui dépend de nous (nos jugements, nos désirs) et ce qui n’en dépend pas (corps, biens, réputation). Le bonheur consiste à ne vouloir que ce qui dépend de nous. À l’opposé, Calliclès, dans le Gorgias de Platon, soutient que le bonheur est de laisser croître ses désirs et de les satisfaire tous ; Socrate lui répond par l’image des tonneaux percés.

Critiques modernes

Pour Kant, le bonheur est « un idéal non de la raison, mais de l’imagination » : chacun le conçoit différemment et nul ne sait avec certitude ce qui le rendra heureux. La morale n’enseigne donc pas à être heureux, mais à se rendre digne du bonheur. Pascal montre que l’homme fuit dans le divertissement la pensée de sa misère et de sa mort. Schopenhauer voit la vie osciller « comme un pendule » entre la souffrance du désir inassouvi et l’ennui de la satisfaction.

8 flashcards pour mémoriser

Essaie de répondre avant de retourner la carte.

Eudaimonia+

Bonheur au sens grec ; l’eudémonisme fait du bonheur le but de la vie.

Souverain bien (Aristote)+

Le bonheur, fin recherchée pour elle-même : activité de l’âme conforme à la vertu sur une vie entière.

Ataraxie+

Absence de troubles de l’âme (Épicure, stoïciens).

Aponie+

Absence de douleur du corps (Épicure).

Classification des désirs+

Épicure : naturels et nécessaires, naturels et non nécessaires, ni naturels ni nécessaires.

Ce qui dépend de nous (Épictète)+

Nos jugements, désirs et aversions, et non le corps, les biens ou la réputation.

Le bonheur selon Kant+

« Un idéal non de la raison, mais de l’imagination » : la morale apprend à s’en rendre digne.

Divertissement (Pascal)+

Agitation par laquelle l’homme se détourne de la pensée de sa misère et de sa mort.

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