Licence 1 · Droit des personnes

Quiz : la personnalité juridique et la capacité

Ce quiz couvre la personnalité juridique des personnes physiques et morales, puis la capacité des mineurs et des majeurs protégés. Il s’adresse aux étudiants de Licence 1 en droit des personnes ; lis le rappel, réponds aux questions puis relis les corrections, qui renvoient aux articles du Code civil.

Le quiz : 10 questions corrigées

Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.

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  1. Question 1 sur 10

    Qu’est-ce que la personnalité juridique ?

  2. Question 2 sur 10

    À quelles conditions une personne physique acquiert-elle la personnalité juridique ?

  3. Question 3 sur 10

    Que permet l’adage infans conceptus pro nato habetur quoties de commodis ejus agitur ?

  4. Question 4 sur 10

    Selon l’Assemblée plénière (29 juin 2001), le fait de causer involontairement la mort d’un fœtus…

  5. Question 5 sur 10

    Quel est le statut juridique des animaux depuis la loi du 16 février 2015 ?

  6. Question 6 sur 10

    Quel arrêt a affirmé que la personnalité civile appartient à tout groupement pourvu d’une possibilité d’expression collective pour la défense d’intérêts licites ?

  7. Question 7 sur 10

    À partir de quand une société jouit-elle de la personnalité morale ?

  8. Question 8 sur 10

    Un mineur non émancipé de 15 ans peut-il acheter seul un livre de poche ?

  9. Question 9 sur 10

    Quelle est la différence entre la curatelle et la tutelle ?

  10. Question 10 sur 10

    À partir de quel âge un mineur non marié peut-il être émancipé par décision du juge ?

L’essentiel à retenir : La personnalité juridique et la capacité

Acquisition et perte de la personnalité

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations. Elle appartient aux personnes physiques et aux personnes morales. La personne physique l’acquiert à la naissance, à condition de naître vivante et viable. Par exception, l’adage infans conceptus permet de considérer l’enfant simplement conçu comme né chaque fois qu’il y va de son intérêt, par exemple pour succéder. En revanche, l’Assemblée plénière a refusé d’appliquer l’incrimination d’homicide involontaire à l’enfant à naître (29 juin 2001).

La personnalité prend fin au décès. En cas d’absence, le juge peut constater une présomption d’absence puis, dix ans plus tard, ou vingt ans après les dernières nouvelles, déclarer l’absence, qui produit les effets d’un décès. En cas de disparition dans des circonstances de nature à mettre la vie en danger, un jugement déclaratif de décès peut être rendu. Les animaux, êtres vivants doués de sensibilité (article 515-14), restent soumis au régime des biens.

Les personnes morales

Les personnes morales sont des groupements dotés de la personnalité juridique : État, collectivités territoriales, établissements publics, sociétés, associations. Selon l’arrêt Comité d’établissement de Saint-Chamond (Civ. 2e, 28 janvier 1954), la personnalité civile n’est pas une création de la loi : elle appartient à tout groupement pourvu d’une possibilité d’expression collective pour la défense d’intérêts licites (théorie de la réalité technique). Une société acquiert la personnalité morale à son immatriculation au registre du commerce et des sociétés ; une association de la loi de 1901, par sa déclaration en préfecture suivie d’une publication au Journal officiel.

La capacité et les régimes de protection

La capacité de jouissance est l’aptitude à être titulaire de droits ; la capacité d’exercice, l’aptitude à les exercer seul. Le mineur, jusqu’à 18 ans depuis la loi du 5 juillet 1974, est frappé d’une incapacité d’exercice : il est représenté par ses administrateurs légaux, mais peut accomplir seul les actes que la loi ou l’usage l’autorisent à faire, comme les actes courants. Il est émancipé de plein droit par le mariage et peut l’être par décision du juge dès 16 ans révolus.

Le majeur dont les facultés sont altérées peut bénéficier, selon la loi du 5 mars 2007, d’une sauvegarde de justice, d’une curatelle (assistance) ou d’une tutelle (représentation), dans le respect des principes de nécessité, de subsidiarité et de proportionnalité. L’habilitation familiale et le mandat de protection future complètent ces mesures.

8 flashcards pour mémoriser

Essaie de répondre avant de retourner la carte.

Personnalité juridique+

Aptitude à être titulaire de droits et d’obligations ; reconnue aux personnes physiques et aux personnes morales.

Infans conceptus+

L’enfant conçu est considéré comme né chaque fois qu’il y va de son intérêt, s’il naît vivant et viable.

Déclaration d’absence+

Prononcée dix ans après le jugement de présomption d’absence, ou après vingt ans sans nouvelles ; elle produit les effets d’un décès.

Arrêt Saint-Chamond (1954)+

Personnalité morale de tout groupement doté d’une possibilité d’expression collective pour défendre des intérêts licites.

Capacité de jouissance et capacité d’exercice+

Aptitude à être titulaire de droits ; aptitude à les exercer soi-même.

Émancipation+

De plein droit par le mariage, ou par décision du juge à partir de 16 ans révolus ; le mineur devient capable, comme un majeur, des actes de la vie civile.

Tutelle et curatelle+

Tutelle : représentation du majeur protégé ; curatelle : assistance pour les actes importants.

Principes de la protection des majeurs+

Nécessité, subsidiarité et proportionnalité (loi du 5 mars 2007).

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