Licence 2 · Droit pénal général

Quiz : l’infraction pénale et ses éléments constitutifs

Ce quiz porte sur l’infraction pénale et ses éléments constitutifs : élément légal, élément matériel, élément moral, ainsi que les causes d’irresponsabilité. Il correspond au cours de droit pénal général de Licence 2 ; les corrections citent les articles du Code pénal à maîtriser.

Le quiz : 10 questions corrigées

Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.

0 / 10 réponduesScore : 0 / 0
  1. Question 1 sur 10

    Quelle classification des infractions l’article 111-1 du Code pénal pose-t-il ?

  2. Question 2 sur 10

    Selon l’article 111-3 du Code pénal, par quelle norme les contraventions sont-elles définies ?

  3. Question 3 sur 10

    Une loi nouvelle abaisse la peine encourue pour un délit. S’applique-t-elle à un délit commis avant son entrée en vigueur et pas encore définitivement jugé ?

  4. Question 4 sur 10

    La tentative de contravention est-elle punissable ?

  5. Question 5 sur 10

    Un individu pointe une arme sur sa victime puis renonce spontanément à tirer. Au regard de la tentative de meurtre, quelle est la conséquence ?

  6. Question 6 sur 10

    Selon l’article 121-3 du Code pénal, en principe, il n’y a point de crime ou de délit sans…

  7. Question 7 sur 10

    Quel texte a redéfini la faute non intentionnelle des personnes physiques ayant causé indirectement un dommage ?

  8. Question 8 sur 10

    Laquelle de ces causes n’est PAS une cause d’irresponsabilité pénale prévue par le Code pénal ?

  9. Question 9 sur 10

    Depuis la loi du 27 février 2017, quel est le délai de prescription de l’action publique pour un délit ?

  10. Question 10 sur 10

    Comment le complice d’un délit est-il puni ?

L’essentiel à retenir : L’infraction pénale et ses éléments

Classification et élément légal

Selon l’article 111-1 du Code pénal, entré en vigueur le 1er mars 1994, les infractions sont classées en crimes, délits et contraventions, suivant leur gravité. Les crimes relèvent de la cour d’assises ou de la cour criminelle départementale, les délits du tribunal correctionnel, les contraventions du tribunal de police. Depuis la loi du 27 février 2017, l’action publique se prescrit par vingt ans pour les crimes, six ans pour les délits et un an pour les contraventions.

Le principe de légalité (article 8 de la DDHC, article 111-3 du Code pénal) impose que les crimes et délits soient définis par la loi, les contraventions par le règlement. Il a pour corollaires l’interprétation stricte de la loi pénale (article 111-4), la non-rétroactivité de la loi pénale plus sévère et la rétroactivité in mitius de la loi plus douce (article 112-1).

L’élément matériel

L’élément matériel est le comportement incriminé : une action ou, plus rarement, une omission. L’infraction peut être instantanée ou continue, matérielle (exigeant un résultat) ou formelle (consommée indépendamment du résultat, comme l’empoisonnement). La tentative est punissable lorsqu’elle est manifestée par un commencement d’exécution, suspendue ou manquée seulement en raison de circonstances indépendantes de la volonté de l’auteur (article 121-5) : le désistement volontaire exclut la répression. Elle est toujours punissable pour les crimes, pour les délits seulement si la loi le prévoit, jamais pour les contraventions. Le complice, qui aide, assiste ou provoque, est puni comme auteur (articles 121-6 et 121-7).

L’élément moral et l’irresponsabilité

Il n’y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre (article 121-3). Toutefois, lorsque la loi le prévoit, il y a délit en cas d’imprudence, de négligence ou de mise en danger délibérée d’autrui. Depuis la loi Fauchon du 10 juillet 2000, la personne physique qui a causé indirectement le dommage n’est responsable qu’en cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de faute caractérisée. Les contraventions sont constituées sans intention, sauf force majeure.

Même lorsque l’infraction est constituée, certaines causes excluent la responsabilité : trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli le discernement (article 122-1), contrainte, erreur sur le droit invincible, ordre de la loi ou commandement de l’autorité légitime, légitime défense (article 122-5) et état de nécessité (article 122-7). Les personnes morales sont pénalement responsables des infractions commises pour leur compte par leurs organes ou représentants (article 121-2).

8 flashcards pour mémoriser

Essaie de répondre avant de retourner la carte.

Article 111-1 du Code pénal+

Classification tripartite : crimes, délits et contraventions, selon leur gravité.

Principe de légalité+

Crimes et délits définis par la loi, contraventions par le règlement (article 111-3) ; interprétation stricte (article 111-4).

Rétroactivité in mitius+

La loi pénale plus douce s’applique aux faits antérieurs non encore définitivement jugés (article 112-1).

Tentative (article 121-5)+

Commencement d’exécution suspendu ou manqué uniquement en raison de circonstances indépendantes de la volonté de l’auteur.

Infraction formelle+

Infraction consommée indépendamment du résultat, par exemple l’empoisonnement.

Article 121-3 du Code pénal+

Pas de crime ou de délit sans intention ; délits non intentionnels seulement si la loi le prévoit.

Complicité (article 121-7)+

Aide ou assistance facilitant la préparation ou la consommation, ou provocation et instructions ; le complice est puni comme auteur.

Prescription de l’action publique+

Vingt ans pour les crimes, six ans pour les délits, un an pour les contraventions (loi du 27 février 2017).

Tous les quiz de Droit