Licence 1 · Droit constitutionnel

Quiz : le contrôle de constitutionnalité et la QPC

Ce quiz te fait réviser le contrôle de constitutionnalité des lois en France : composition du Conseil constitutionnel, contrôle a priori de l’article 61 et question prioritaire de constitutionnalité. Il s’adresse aux étudiants de Licence 1 et 2 ; lis le rappel, puis teste-toi sur les conditions de la QPC, souvent piégeuses.

Le quiz : 10 questions corrigées

Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.

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  1. Question 1 sur 10

    Pour quelle durée les membres nommés du Conseil constitutionnel sont-ils désignés ?

  2. Question 2 sur 10

    Quel contrôle de constitutionnalité est obligatoire avant la promulgation ?

  3. Question 3 sur 10

    Quelle révision a ouvert la saisine du Conseil constitutionnel à soixante députés ou soixante sénateurs ?

  4. Question 4 sur 10

    Depuis quelle date la QPC peut-elle être soulevée devant les juridictions ?

  5. Question 5 sur 10

    Laquelle de ces conditions n’est PAS exigée par le juge qui reçoit une QPC ?

  6. Question 6 sur 10

    Quelles juridictions peuvent renvoyer une QPC au Conseil constitutionnel ?

  7. Question 7 sur 10

    Le juge peut-il soulever d’office une QPC ?

  8. Question 8 sur 10

    Quel est l’effet d’une déclaration d’inconstitutionnalité rendue sur QPC ?

  9. Question 9 sur 10

    Qu’a décidé le Conseil constitutionnel dans sa décision IVG du 15 janvier 1975 ?

  10. Question 10 sur 10

    Dans quel délai le Conseil constitutionnel doit-il statuer sur une QPC qui lui est renvoyée ?

L’essentiel à retenir : Le contrôle de constitutionnalité et la QPC

Le Conseil constitutionnel et le contrôle a priori

Le Conseil constitutionnel compte neuf membres nommés pour neuf ans, non renouvelables, et renouvelés par tiers tous les trois ans : trois par le Président de la République, trois par le président de l’Assemblée nationale, trois par le président du Sénat. Les anciens Présidents de la République en sont membres de droit. Son président, nommé par le chef de l’État, a voix prépondérante en cas de partage.

Le contrôle a priori (article 61) intervient avant la promulgation. Il est obligatoire pour les lois organiques, les règlements des assemblées et, depuis 2008, les propositions de loi référendaire de l’article 11 ; il est facultatif pour les lois ordinaires. Depuis la révision du 29 octobre 1974, la saisine est ouverte à soixante députés ou soixante sénateurs, en plus du Président de la République, du Premier ministre et des présidents des deux assemblées. Le Conseil statue en un mois, délai réduit à huit jours en cas d’urgence. Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée, et ses décisions s’imposent à toutes les autorités, sans recours (article 62).

La question prioritaire de constitutionnalité

Créée par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 et applicable depuis le 1er mars 2010, la QPC (article 61-1) permet à une partie de soutenir, à l’occasion d’une instance, qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit. Elle est présentée dans un écrit distinct et motivé et ne peut être relevée d’office par le juge.

Le juge saisi vérifie trois conditions : la disposition est applicable au litige ou à la procédure, ou constitue le fondement des poursuites ; elle n’a pas déjà été déclarée conforme dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil, sauf changement des circonstances ; la question n’est pas dépourvue de caractère sérieux. Il la transmet alors au Conseil d’État ou à la Cour de cassation, qui disposent de trois mois pour décider du renvoi au Conseil constitutionnel, lequel statue lui aussi en trois mois.

Effets et portée des décisions

Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision ou d’une date ultérieure fixée par le Conseil, qui module ainsi les effets dans le temps. Le Conseil peut aussi formuler des réserves d’interprétation. En revanche, il refuse de contrôler la conformité des lois aux traités (décision IVG de 1975) : ce contrôle de conventionnalité relève des juges ordinaires, et la question de constitutionnalité est « prioritaire » par rapport à lui.

8 flashcards pour mémoriser

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Composition du Conseil constitutionnel+

Neuf membres nommés pour neuf ans (trois par le Président de la République, trois par chaque président d’assemblée) et les anciens Présidents de la République.

Article 61+

Contrôle a priori, obligatoire pour les lois organiques et les règlements des assemblées, facultatif pour les lois ordinaires.

Saisine parlementaire+

Ouverte par la révision du 29 octobre 1974 à soixante députés ou soixante sénateurs.

Article 61-1+

QPC : une partie soutient qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit.

Filtrage de la QPC+

Le juge du fond transmet au Conseil d’État ou à la Cour de cassation, qui ont trois mois pour renvoyer au Conseil constitutionnel.

Changement des circonstances+

Exception permettant de réexaminer une disposition déjà déclarée conforme à la Constitution.

Article 62+

Non-promulgation (article 61) ou abrogation (article 61-1) ; décisions sans recours, qui s’imposent à toutes les autorités.

Réserve d’interprétation+

Technique par laquelle le Conseil déclare une loi conforme à condition qu’elle soit interprétée comme il l’indique.

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