Quiz : le chômage, ses causes et les politiques de l’emploi
Ce quiz porte sur le chapitre de Terminale « Comment lutter contre le chômage ? » : définition et mesure, chômage structurel et conjoncturel, politiques de l’emploi. Il sert aussi aux élèves de Première qui veulent maîtriser les définitions. Fais le quiz d’une traite, puis reprends les explications pour bien distinguer chaque type de chômage et la politique qui lui répond.
Le quiz : 10 questions corrigées
Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.
Question 1 sur 10
Selon le BIT, laquelle de ces personnes est comptée comme chômeuse ?
Réponse : Une personne sans emploi, disponible, qui a postulé à des offres le mois dernier. Elle remplit les trois critères : sans emploi, disponible, recherche active. Avoir travaillé ne serait-ce qu’une heure fait de la deuxième personne un actif occupé (en sous-emploi).Question 2 sur 10
Un pays compte 27 millions d’actifs occupés et 3 millions de chômeurs. Quel est son taux de chômage ?
Réponse : 10 %. La population active vaut 27 + 3 = 30 millions. Taux de chômage = 3 / 30 × 100 = 10 %. Le piège 11,1 % divise par les seuls actifs occupés.Question 3 sur 10
Qu’appelle-t-on le « halo du chômage » ?
Réponse : Les personnes sans emploi qui souhaitent travailler sans remplir tous les critères du BIT. Le halo regroupe par exemple des personnes découragées qui ne cherchent plus activement. Les salariés à temps partiel subi relèvent du sous-emploi, pas du halo.Question 4 sur 10
Pour Keynes, le chômage s’explique principalement par…
Réponse : une insuffisance de la demande effective anticipée par les entreprises. Les entreprises embauchent selon les débouchés qu’elles anticipent. Si la demande est faible, elles n’embauchent pas, même avec des salaires plus bas : c’est un chômage involontaire.Question 5 sur 10
Des offres d’emploi restent non pourvues alors que le chômage est élevé, car les qualifications des chômeurs ne correspondent pas aux postes. De quoi s’agit-il ?
Réponse : D’un problème d’appariement (chômage structurel). Emplois vacants et chômeurs coexistent parce que l’offre et la demande de travail ne se rencontrent pas : c’est un défaut d’appariement, une cause structurelle.Question 6 sur 10
Qu’est-ce que le salaire d’efficience ?
Réponse : Un salaire fixé au-dessus de l’équilibre pour motiver et fidéliser les salariés. L’employeur paie volontairement plus pour obtenir plus d’effort et limiter les départs. Le salaire reste alors au-dessus de l’équilibre, ce qui peut générer du chômage structurel.Question 7 sur 10
Quelle mesure vise d’abord à réduire le chômage conjoncturel ?
Réponse : Une relance budgétaire par la hausse des dépenses publiques. Le chômage conjoncturel vient d’un manque de demande : la relance budgétaire la soutient. Les trois autres mesures ciblent des causes structurelles (coût du travail, appariement, rigidités).Question 8 sur 10
Lequel de ces éléments n’est PAS un pilier de la « flexicurité » danoise ?
Réponse : Une interdiction des licenciements économiques. La flexicurité facilite au contraire les licenciements, tout en sécurisant les parcours par l’indemnisation et la formation.Question 9 sur 10
Selon l’analyse néoclassique, un salaire minimum supérieur au salaire d’équilibre crée du chômage car…
Réponse : l’offre de travail des ménages dépasse la demande de travail des entreprises. Sur le marché du travail, les ménages offrent du travail et les entreprises le demandent. Un salaire trop haut attire plus d’offreurs et réduit la demande des entreprises : l’excédent d’offre est le chômage.Question 10 sur 10
Pourquoi le chômage de longue durée est-il particulièrement préoccupant ?
Réponse : Parce qu’il fragilise l’intégration sociale et réduit l’employabilité. Plus l’absence d’emploi dure, plus les compétences et les réseaux s’érodent et plus les liens sociaux se distendent. Il est bien compté par le BIT dès lors que les critères sont remplis.
L’essentiel à retenir : Le chômage
Définir et mesurer le chômage
Selon le Bureau international du travail (BIT), un chômeur est une personne de 15 ans ou plus qui n’a pas travaillé, ne serait-ce qu’une heure, pendant une semaine de référence, qui est disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines et qui a cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines (ou en a trouvé un qui commence dans moins de trois mois).
La population active regroupe les actifs occupés et les chômeurs. Taux de chômage = chômeurs / population active × 100. Le taux d’emploi rapporte les actifs occupés à la population en âge de travailler. Les frontières sont floues : le halo du chômage désigne les personnes sans emploi qui souhaitent travailler sans remplir tous les critères du BIT ; le sous-emploi concerne surtout les personnes à temps partiel qui voudraient travailler davantage.
Les causes du chômage
Le chômage structurel tient au fonctionnement durable du marché du travail : problèmes d’appariement entre offres et demandes d’emploi (qualifications ou localisation inadaptées), asymétries d’information, salaire d’efficience (salaire fixé au-dessus de l’équilibre pour motiver et fidéliser les salariés) et, selon l’analyse néoclassique, institutions qui augmentent le coût du travail ou le rendent rigide (salaire minimum, cotisations, protection de l’emploi). Le chômage frictionnel correspond au temps de recherche entre deux emplois.
Le chômage conjoncturel naît d’un ralentissement de l’activité. Pour Keynes, les entreprises embauchent en fonction de la demande effective, c’est-à-dire la demande qu’elles anticipent : si elle est insuffisante, un chômage involontaire apparaît, même si les salaires baissent.
Les politiques de lutte contre le chômage
Contre le chômage conjoncturel, l’État et la banque centrale mènent des politiques de relance (hausse des dépenses publiques, baisse des impôts, baisse des taux d’intérêt) pour soutenir la demande globale. Contre le chômage structurel, on cherche à baisser le coût du travail peu qualifié (allègements de cotisations sociales sur les bas salaires), à améliorer l’appariement par la formation et l’accompagnement des chômeurs, ou à flexibiliser le marché du travail.
La flexicurité danoise combine flexibilité des contrats, indemnisation généreuse des chômeurs et politiques actives de formation. L’emploi reste un facteur majeur d’intégration sociale : le chômage de longue durée (plus d’un an) fragilise les liens sociaux et l’employabilité.
8 flashcards pour mémoriser
Essaie de répondre avant de retourner la carte.
Chômeur au sens du BIT+
15 ans ou plus, sans emploi pendant la semaine de référence, disponible sous 2 semaines, en recherche active au cours des 4 dernières semaines.
Taux de chômage+
Chômeurs / population active × 100 (population active = actifs occupés + chômeurs).
Taux d’emploi+
Actifs occupés / population en âge de travailler × 100.
Halo du chômage+
Personnes sans emploi souhaitant travailler mais ne remplissant pas tous les critères du BIT.
Sous-emploi+
Surtout des personnes à temps partiel qui souhaitent travailler davantage et sont disponibles.
Chômage frictionnel+
Chômage lié au temps de recherche entre deux emplois.
Demande effective (Keynes)+
Demande anticipée par les entreprises, qui détermine leur production et donc leurs embauches.
Flexicurité+
Modèle danois : flexibilité des contrats + indemnisation généreuse + politiques actives de formation.
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