Terminale · Bac de philo

Quiz : la liberté (Terminale, bac de philo)

Ce quiz couvre la notion de liberté en Terminale : libre arbitre, déterminisme, existentialisme, autonomie et liberté politique. Teste-toi sans notes, puis relis les corrections pour bien distinguer les thèses des auteurs avant le bac.

Le quiz : 11 questions corrigées

Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.

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  1. Question 1 sur 11

    Pour Descartes, la liberté d’indifférence est…

  2. Question 2 sur 11

    Quel exemple Spinoza utilise-t-il pour montrer que le libre arbitre est une illusion ?

  3. Question 3 sur 11

    Quelle formule résume l’existentialisme de Sartre ?

  4. Question 4 sur 11

    Que signifie pour Sartre que l’homme est « condamné à être libre » ?

  5. Question 5 sur 11

    Selon Rousseau, dans Du contrat social, qu’est-ce que la liberté ?

  6. Question 6 sur 11

    Comment Kant appelle-t-il la capacité de la volonté à se donner à elle-même sa loi ?

  7. Question 7 sur 11

    Comment Montesquieu définit-il la liberté politique dans De l’esprit des lois ?

  8. Question 8 sur 11

    Quel principe John Stuart Mill pose-t-il dans De la liberté (1859) ?

  9. Question 9 sur 11

    Que désigne le déterminisme ?

  10. Question 10 sur 11

    Laquelle de ces phrases Sartre qualifierait-il de mauvaise foi ?

  11. Question 11 sur 11

    Qu’est-ce que la liberté selon Spinoza ?

L’essentiel à retenir : La liberté

Libre arbitre et déterminisme

Le libre arbitre est le pouvoir de choisir par soi-même entre plusieurs possibles, sans y être contraint. Pour Descartes, la volonté est infinie et c’est par elle que l’homme porte l’image de Dieu ; mais la liberté d’indifférence, quand aucune raison ne nous pousse d’un côté plutôt que de l’autre, est « le plus bas degré de la liberté ». Être vraiment libre, c’est se déterminer en connaissance de cause, en suivant le vrai et le bien.

Le déterminisme affirme au contraire que tout événement a des causes qui le produisent nécessairement. Spinoza imagine une pierre lancée qui, si elle pouvait penser, se croirait libre de poursuivre son mouvement : les hommes se croient libres parce qu’ils sont conscients de leurs désirs mais ignorants des causes qui les déterminent. Pour lui, la liberté n’est pas l’absence de causes mais le fait d’agir selon la nécessité de sa propre nature, éclairée par la raison.

L’existentialisme de Sartre

Dans L’existentialisme est un humanisme (1946), Sartre affirme que chez l’homme « l’existence précède l’essence » : il n’y a pas de nature humaine préalable, l’homme se définit par ses actes. Il est donc « condamné à être libre » : il ne peut pas ne pas choisir, et refuser de choisir est encore un choix. Cette liberté implique une responsabilité totale ; se cacher derrière des excuses (caractère, milieu, passions) relève de la mauvaise foi.

Autonomie et liberté politique

Pour Rousseau (Du contrat social, 1762), « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté ». Kant reprend cette idée avec l’autonomie de la volonté, qui se donne à elle-même sa loi morale, par opposition à l’hétéronomie. Montesquieu définit la liberté politique comme « le droit de faire tout ce que les lois permettent ». Enfin, John Stuart Mill (De la liberté, 1859) pose que la seule raison légitime de limiter la liberté d’un individu est d’empêcher qu’il nuise à autrui.

8 flashcards pour mémoriser

Essaie de répondre avant de retourner la carte.

Libre arbitre+

Pouvoir de choisir par soi-même entre plusieurs possibles, sans contrainte.

Liberté d’indifférence+

Choix sans raison qui incline : « le plus bas degré de la liberté » (Descartes, Méditation IV).

La pierre de Spinoza+

Une pierre consciente se croirait libre : l’illusion du libre arbitre vient de l’ignorance des causes.

« L’existence précède l’essence »+

Sartre : l’homme n’a pas de nature prédéfinie, il se fait par ses actes.

Mauvaise foi+

Sartre : se mentir à soi-même pour fuir sa liberté et sa responsabilité.

Autonomie+

Kant : capacité de la volonté à se donner sa propre loi (contraire : hétéronomie).

La liberté selon Rousseau+

« L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté » (Du contrat social, 1762).

Principe de non-nuisance+

Mill (1859) : on ne limite la liberté d’un individu que pour l’empêcher de nuire à autrui.

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