Seconde · Bac de français

Quiz : les genres du théâtre et le vocabulaire théâtral

Ce quiz fait le tour des genres théâtraux, de la tragédie antique au théâtre de l’absurde, et du vocabulaire indispensable pour analyser une scène. Pour la Seconde et le bac de français : révise l’essentiel, puis réponds aux 12 questions corrigées.

Le quiz : 12 questions corrigées

Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.

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  1. Question 1 sur 12

    Quel philosophe grec explique, dans sa Poétique, que la tragédie opère la catharsis ?

  2. Question 2 sur 12

    Quel dénouement caractérise traditionnellement la tragédie ?

  3. Question 3 sur 12

    Sous quel nom de genre Le Cid (1637) de Corneille est-il d’abord présenté et publié ?

  4. Question 4 sur 12

    Qu’est-ce qu’une didascalie ?

  5. Question 5 sur 12

    Comment appelle-t-on une réplique prononcée devant d’autres personnages qui sont censés ne pas l’entendre ?

  6. Question 6 sur 12

    Comment appelle-t-on un échange rapide de répliques très courtes, souvent d’un vers chacune ?

  7. Question 7 sur 12

    Qui théorise le drame bourgeois au XVIIIe siècle ?

  8. Question 8 sur 12

    Laquelle de ces pièces appartient au théâtre de l’absurde ?

  9. Question 9 sur 12

    Comment appelle-t-on le malentendu où l’on prend une personne ou une chose pour une autre ?

  10. Question 10 sur 12

    Que désigne la double énonciation au théâtre ?

  11. Question 11 sur 12

    Quel genre comique court, hérité du Moyen Âge, repose sur un comique de gestes souvent grossier ?

  12. Question 12 sur 12

    Lequel de ces traits n’est PAS caractéristique de la tragédie classique ?

L’essentiel à retenir : Les genres du théâtre

La tragédie et la comédie

Hérités de l’Antiquité grecque, la tragédie et la comédie sont les deux grands genres théâtraux. Dans sa Poétique, Aristote explique que la tragédie, en suscitant la terreur et la pitié, opère la catharsis, c’est-à-dire la purgation des passions du spectateur. La tragédie classique met en scène des personnages de haut rang (rois, princes, héros mythologiques) écrasés par la fatalité ou par leurs passions ; le dénouement est malheureux, souvent la mort. Elle est écrite en alexandrins et découpée en cinq actes, comme Phèdre de Racine.

La comédie met en scène des personnages de condition moyenne, bourgeois ou valets, et se termine bien, souvent par un mariage. Elle cherche à faire rire tout en corrigeant les mœurs. On distingue notamment la comédie de caractère (L’Avare, Le Misanthrope de Molière) et la comédie de mœurs. La farce, genre court hérité du Moyen Âge (La Farce de Maître Pathelin), repose sur un comique de gestes et de situation souvent grossier.

D’autres genres au fil des siècles

La tragi-comédie, en vogue au début du XVIIe siècle, mêle personnages nobles, péripéties dangereuses et dénouement heureux : Le Cid (1637) de Corneille porte d’abord ce nom. Au XVIIIe siècle, Diderot théorise le drame bourgeois, qui traite sérieusement de la vie privée des familles bourgeoises. Au XIXe siècle, le drame romantique (Hernani de Hugo, Lorenzaccio de Musset) rejette les unités de temps et de lieu et mêle sublime et grotesque. Après 1945, le théâtre de l’absurde (Ionesco, Beckett avec En attendant Godot) met en scène l’incommunicabilité et le non-sens de la condition humaine.

Le vocabulaire du texte théâtral

Le texte théâtral se compose de répliques et de didascalies, indications scéniques destinées aux acteurs et au metteur en scène. La tirade est une longue réplique ; le monologue, le discours d’un personnage seul en scène ; la stichomythie, un échange rapide de répliques très courtes. L’aparté est une réplique que le public entend, mais que les autres personnages présents sont censés ne pas entendre.

Le théâtre repose sur la double énonciation : un personnage parle à un autre, mais l’auteur s’adresse en même temps au public. L’action suit souvent trois temps : l’exposition présente les personnages et la situation, le nœud développe le conflit à travers des péripéties, le dénouement le résout. Le quiproquo, malentendu où l’on prend une personne ou une chose pour une autre, est un ressort comique fréquent.

8 flashcards pour mémoriser

Essaie de répondre avant de retourner la carte.

Catharsis+

Selon Aristote, purgation des passions du spectateur par la terreur et la pitié qu’inspire la tragédie.

Tragédie classique+

Personnages de haut rang, fatalité, dénouement malheureux, cinq actes en alexandrins.

Comédie+

Personnages de condition moyenne, dénouement heureux (souvent un mariage), visée : faire rire et corriger les mœurs.

Tragi-comédie+

Personnages nobles, péripéties dangereuses, dénouement heureux : Le Cid dans sa version de 1637.

Didascalie+

Indication scénique (gestes, décor, ton) destinée aux acteurs et au metteur en scène.

Aparté+

Réplique entendue du public mais censée échapper aux autres personnages présents.

Stichomythie+

Échange rapide de répliques très courtes, souvent d’un vers.

Double énonciation+

Les répliques s’adressent à la fois aux personnages et au public.

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