Terminale · spécialité SES

Quiz : l’action collective et l’engagement politique

Ce quiz reprend le chapitre de Terminale « Comment expliquer l’engagement politique dans les sociétés démocratiques ? » : formes d’engagement, paradoxe de l’action collective, incitations et rétributions, répertoires d’action et nouveaux mouvements sociaux. Réponds aux questions, puis vérifie dans les corrections que tu sais associer chaque notion à son auteur.

Le quiz : 10 questions corrigées

Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.

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  1. Question 1 sur 10

    Selon Olson, pourquoi un individu rationnel peut-il ne pas participer à une action collective dont il approuve le but ?

  2. Question 2 sur 10

    Comment appelle-t-on l’individu qui profite des résultats d’une action collective sans y participer ?

  3. Question 3 sur 10

    Qu’est-ce qu’une incitation sélective au sens d’Olson ?

  4. Question 4 sur 10

    Quelle loi a légalisé les syndicats en France ?

  5. Question 5 sur 10

    À quel sociologue doit-on la notion de « répertoire d’action collective » ?

  6. Question 6 sur 10

    Lequel de ces enjeux caractérise le mieux les « nouveaux mouvements sociaux » ?

  7. Question 7 sur 10

    Laquelle de ces formes de participation politique est dite « conventionnelle » ?

  8. Question 8 sur 10

    Selon l’approche par les rétributions du militantisme, pourquoi s’engage-t-on ?

  9. Question 9 sur 10

    Selon Olson, quel est l’effet de la taille du groupe sur la mobilisation ?

  10. Question 10 sur 10

    Lequel de ces facteurs est statistiquement associé à un engagement politique plus fréquent ?

L’essentiel à retenir : L’action collective et l’engagement politique

Formes et acteurs de l’engagement

L’action collective est l’action concertée d’un ensemble d’individus pour défendre des intérêts ou une cause commune. L’engagement politique prend des formes conventionnelles (vote, adhésion à un parti, militantisme) et des formes non conventionnelles ou protestataires (manifestation, grève, pétition, boycott, occupation, désobéissance civile).

Ses acteurs sont variés : partis politiques, syndicats (légalisés en France par la loi Waldeck-Rousseau de 1884), associations, groupes d’intérêt, mouvements sociaux et collectifs plus informels. L’engagement dépend aussi de variables sociodémographiques : diplôme, âge, catégorie socioprofessionnelle, genre.

Le paradoxe de l’action collective

Dans La Logique de l’action collective (1965), Mancur Olson montre qu’un individu rationnel a intérêt à ne pas participer : l’action a un coût (temps, argent, risques) alors que, si elle réussit, il profitera du résultat, qui est un bien collectif. C’est le comportement du passager clandestin (free rider). Le problème est d’autant plus fort que le groupe est grand, car la contribution de chacun y paraît négligeable.

Pour Olson, les organisations surmontent ce paradoxe grâce à des incitations sélectives : avantages réservés aux participants ou sanctions visant ceux qui ne participent pas. D’autres travaux insistent sur les rétributions symboliques du militantisme (reconnaissance, sociabilité, estime de soi), sur les convictions et l’identité collective, ou sur la structure des opportunités politiques, plus ou moins favorable à la mobilisation.

Des répertoires et des causes qui évoluent

Charles Tilly appelle répertoire d’action collective l’ensemble des moyens d’action dont dispose un groupe à une époque donnée. Au XIXe siècle, on passe d’un répertoire local et dépendant de notables (émeutes, charivaris) à un répertoire national et autonome (grève, manifestation, pétition).

À partir des années 1960-1970 émergent de nouveaux mouvements sociaux, centrés sur des enjeux culturels et identitaires (écologie, féminisme, droits des minorités) plutôt que sur le partage des richesses, souvent organisés de façon plus horizontale. Le numérique renouvelle aujourd’hui les formes de mobilisation (pétitions en ligne, réseaux sociaux).

8 flashcards pour mémoriser

Essaie de répondre avant de retourner la carte.

Action collective+

Action concertée d’individus pour défendre des intérêts ou une cause commune.

Paradoxe d’Olson (1965)+

Un individu rationnel a intérêt à ne pas participer, car il profitera du bien collectif obtenu par les autres.

Passager clandestin+

Individu qui profite des résultats d’une action collective sans en supporter les coûts.

Incitations sélectives+

Avantages réservés aux participants ou sanctions contre les non-participants.

Répertoire d’action collective (Tilly)+

Ensemble des moyens d’action disponibles pour un groupe à une époque donnée.

Nouveaux mouvements sociaux+

Mobilisations centrées sur des enjeux culturels et identitaires (écologie, féminisme, minorités).

Loi Waldeck-Rousseau+

1884 : légalisation des syndicats en France.

Rétributions du militantisme+

Gratifications matérielles et symboliques (reconnaissance, sociabilité) tirées de l’engagement.

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