Quiz : les propositions subordonnées (relative, complétive…)
Ce quiz t’apprend à reconnaître les différents types de subordonnées et à choisir le bon mode après chaque conjonction. Il vise la 3e et le brevet ; relis d’abord le rappel, puis analyse chaque phrase avant de consulter la correction.
Le quiz : 12 questions corrigées
Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.
Question 1 sur 12
Quelle est la nature de la subordonnée dans « Le livre que tu m’as prêté est passionnant » ?
Réponse : Relative. « Que » reprend l’antécédent « le livre » (tu m’as prêté le livre) : c’est un pronom relatif, qui introduit une subordonnée relative.Question 2 sur 12
Quelle est la nature de la subordonnée dans « Je crois qu’il pleuvra » ?
Réponse : Conjonctive complétive. « Que » ne reprend aucun nom : c’est une conjonction de subordination. La subordonnée complète le verbe « crois » dont elle est COD : c’est une complétive.Question 3 sur 12
Quelle est la nature de la subordonnée dans « Je me demande s’il viendra » ?
Réponse : Interrogative indirecte. Après « se demander », « si » introduit une question rapportée (« Viendra-t-il ? ») : c’est une interrogative indirecte, pas une condition.Question 4 sur 12
Quelle circonstance exprime la subordonnée dans « Bien qu’il soit fatigué, il continue » ?
Réponse : La concession. « Bien que » introduit une concession : la fatigue devrait l’arrêter, mais il continue malgré tout.Question 5 sur 12
Quelle circonstance exprime la subordonnée dans « Il s’entraîne pour qu’on le sélectionne » ?
Réponse : Le but. « Pour que » exprime l’objectif visé : être sélectionné est le but de l’entraînement. Il est suivi du subjonctif.Question 6 sur 12
Quel mode faut-il employer après « bien que » ?
Réponse : Le subjonctif. « Bien que » est toujours suivi du subjonctif : « bien qu’il soit », « bien qu’elle ait ».Question 7 sur 12
Selon la norme, quel mode suit la locution « après que » ?
Réponse : L’indicatif. « Après que » introduit un fait accompli, donc réel : il se construit avec l’indicatif (« après qu’il est parti »). Le subjonctif, fréquent à l’oral, est considéré comme fautif.Question 8 sur 12
Quelle est la nature de la subordonnée dans « J’entends les enfants rire » ?
Réponse : Infinitive. « Les enfants rire » a son propre sujet (« les enfants ») et un verbe à l’infinitif, sans mot subordonnant : c’est une subordonnée infinitive.Question 9 sur 12
Quelle est la nature de la subordonnée dans « La nuit tombée, ils rentrèrent » ?
Réponse : Participiale. « La nuit tombée » a son propre sujet (« la nuit ») et un verbe au participe : c’est une subordonnée participiale, qui exprime ici le temps.Question 10 sur 12
Quelle est la fonction d’une subordonnée relative qui a un antécédent ?
Réponse : Complément de l’antécédent. La relative se rattache au nom ou au pronom qu’elle complète, son antécédent, comme le ferait un adjectif ou un complément du nom.Question 11 sur 12
Quelle circonstance exprime la subordonnée dans « Il est si fatigué qu’il s’endort » ?
Réponse : La conséquence. La structure « si… que » exprime la conséquence : s’endormir est le résultat de la fatigue. La cause serait « parce qu’il est fatigué ».Question 12 sur 12
Combien de propositions la phrase « Quand il pleut, je lis et je rêve » contient-elle ?
Réponse : Trois. Il y a trois verbes conjugués (pleut, lis, rêve), donc trois propositions : une subordonnée circonstancielle de temps et deux principales coordonnées par « et ».
L’essentiel à retenir : Les propositions subordonnées
Phrase simple, phrase complexe
Une proposition s’organise autour d’un verbe conjugué : une phrase simple en contient un seul, une phrase complexe plusieurs. Les propositions peuvent être juxtaposées (reliées par une ponctuation), coordonnées (par une conjonction de coordination) ou subordonnées. La proposition subordonnée dépend d’une proposition principale et ne peut pas former une phrase à elle seule. Dans « Quand il pleut, je lis et je rêve », on compte trois propositions : une subordonnée (« quand il pleut ») et deux principales coordonnées par « et ».
Les grands types de subordonnées
La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel) et complète un nom ou un pronom, son antécédent : « Le livre que tu m’as prêté est passionnant ». Elle est complément de l’antécédent.
La subordonnée conjonctive complétive est introduite par la conjonction « que » et occupe souvent la fonction de COD du verbe principal : « Je crois qu’il pleuvra ». L’interrogative indirecte rapporte une question après un verbe comme demander ou savoir ; elle est introduite par « si » ou par un mot interrogatif : « Je me demande s’il viendra », « Dis-moi où tu vas ».
La subordonnée conjonctive circonstancielle, introduite par une conjonction ou une locution conjonctive, exprime une circonstance : temps (quand, lorsque, avant que, après que), cause (parce que, puisque, comme), conséquence (si… que, de sorte que), but (pour que, afin que), concession (bien que, quoique), condition (si), comparaison (comme, ainsi que).
Les modes et les subordonnées sans subordonnant
Le mode dépend souvent de la conjonction. Bien que, pour que, afin que et avant que imposent le subjonctif (« bien qu’il soit fatigué ») ; après que se construit avec l’indicatif (« après qu’il est parti »), même si le subjonctif est très répandu à l’oral. Le « si » de condition n’est jamais suivi du conditionnel : « S’il pleut, je resterai ».
Deux subordonnées n’ont pas de mot subordonnant mais possèdent leur propre sujet : l’infinitive, dont le verbe est à l’infinitif (« J’entends les enfants rire »), et la participiale, dont le verbe est au participe (« La nuit tombée, ils rentrèrent »).
8 flashcards pour mémoriser
Essaie de répondre avant de retourner la carte.
Proposition+
Groupe de mots organisé autour d’un verbe conjugué ; autant de verbes conjugués, autant de propositions.
Subordonnée relative+
Introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où…) ; complément de l’antécédent.
Subordonnée complétive+
Introduite par la conjonction « que » ; souvent COD du verbe principal : « Je crois qu’il viendra ».
Interrogative indirecte+
Question rapportée après demander, savoir… ; introduite par « si » ou un mot interrogatif.
Circonstancielles et leurs conjonctions+
Temps (quand), cause (parce que), but (pour que), conséquence (si… que), concession (bien que), condition (si).
Bien que, pour que, avant que+
Toujours suivis du subjonctif.
Après que+
Suivi de l’indicatif selon la norme : « après qu’il est parti ».
Infinitive et participiale+
Sans subordonnant, avec un sujet propre : « J’entends les enfants rire » ; « La nuit tombée, ils rentrèrent ».
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