Quiz : de la plante sauvage à la plante domestiquée
Ce quiz de Terminale spécialité SVT porte sur la domestication des plantes : origines de l’agriculture, caractères sélectionnés, conséquences génétiques et techniques modernes d’amélioration. Relis le rappel, fais le quiz, puis révise avec les flashcards.
Le quiz : 11 questions corrigées
Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.
Question 1 sur 11
Quand et où ont été domestiqués le blé et l’orge ?
Réponse : Il y a environ 10 000 ans, au Proche-Orient (Croissant fertile). Le blé et l’orge ont été domestiqués au Néolithique, il y a environ 10 000 ans, dans le Croissant fertile, l’un des principaux foyers d’origine de l’agriculture.Question 2 sur 11
De quelle plante sauvage le maïs est-il issu ?
Réponse : De la téosinte. Le maïs a été domestiqué au Mexique à partir de la téosinte, une graminée sauvage très ramifiée aux petits épis.Question 3 sur 11
Chez les céréales sauvages, les grains tombent seuls à maturité. Quel caractère les premiers agriculteurs ont-ils sélectionné ?
Réponse : Des épis qui restent entiers à maturité. En récoltant les épis restés intacts et en ressemant leurs grains, les agriculteurs ont involontairement favorisé les plantes dont l’épi ne s’égrène pas.Question 4 sur 11
Quelle est une conséquence de la domestication sur la diversité génétique des plantes cultivées ?
Réponse : Elle a été réduite par rapport aux ancêtres sauvages. La sélection à partir d’un petit nombre d’individus, puis de quelques allèles favorables, a réduit la diversité génétique des plantes cultivées par rapport à celle des populations sauvages.Question 5 sur 11
Qu’est-ce qu’un hybride F1 en amélioration des plantes ?
Réponse : La descendance du croisement de deux lignées pures différentes. Le croisement de deux lignées pures, homozygotes, donne une première génération (F1) homogène et souvent plus vigoureuse que les parents.Question 6 sur 11
Pourquoi un agriculteur ne ressème-t-il généralement pas les graines récoltées sur des hybrides F1 ?
Réponse : Car la génération F2 est hétérogène et perd une partie de la vigueur hybride. En F2, les allèles se répartissent de façon variée : les plantes ne sont plus homogènes et beaucoup perdent les qualités de la F1. L’agriculteur rachète donc des semences F1.Question 7 sur 11
Le blé tendre actuel est hexaploïde. Cela signifie qu’il possède :
Réponse : six lots de chromosomes, issus d’hybridations entre espèces. Le blé tendre possède six lots de chromosomes (2n = 42), hérités de trois espèces ancestrales à la suite d’hybridations et de doublements chromosomiques.Question 8 sur 11
Qu’est-ce que la transgénèse ?
Réponse : L’introduction dans un organisme d’un gène provenant d’une autre espèce. La transgénèse permet de faire franchir à un gène la barrière des espèces, par exemple un gène bactérien de résistance aux insectes dans le maïs Bt. Le croisement de variétés relève de la sélection classique.Question 9 sur 11
Lequel de ces caractères fait partie du « syndrome de domestication » des céréales ?
Réponse : Des graines plus grosses, à germination plus homogène. Les agriculteurs ont favorisé des graines plus grosses et une germination synchrone (perte de dormance). La dispersion naturelle a au contraire été perdue.Question 10 sur 11
Pourquoi conserve-t-on les variétés anciennes et les espèces sauvages apparentées aux plantes cultivées ?
Réponse : Pour préserver des allèles utiles, par exemple de résistance, pour les sélections futures. Ces plantes renferment une diversité génétique perdue lors de la domestication : elles constituent un réservoir d’allèles, par exemple de résistance à des maladies ou à la sécheresse.Question 11 sur 11
Laquelle de ces techniques permet de modifier une séquence d’ADN à un endroit précis et choisi du génome ?
Réponse : L’édition génomique par CRISPR-Cas9. CRISPR-Cas9 coupe l’ADN à une séquence ciblée, ce qui permet de modifier un gène précis. Le bouturage copie la plante à l’identique, et l’hybridation et la sélection brassent ou trient des allèles existants.
L’essentiel à retenir : La domestication des plantes
Naissance de l’agriculture
La domestication est la transformation d’espèces sauvages en espèces cultivées, par une sélection exercée par l’être humain génération après génération. Elle a commencé au Néolithique, indépendamment dans plusieurs foyers : au Proche-Orient (Croissant fertile), il y a environ 10 000 ans, pour le blé et l’orge ; en Chine pour le riz ; en Mésoamérique pour le maïs, issu de la téosinte, une graminée sauvage du Mexique ; dans les Andes pour la pomme de terre.
Le syndrome de domestication
En semant les graines des plantes qui leur convenaient le mieux, les premiers agriculteurs ont sélectionné, souvent sans le savoir, un ensemble de caractères appelé syndrome de domestication. Chez les céréales, l’épi ne s’égrène plus spontanément à maturité, ce qui facilite la récolte mais rend la plante dépendante de l’humain pour sa dispersion. Les graines sont plus grosses et germent de façon plus homogène (perte de dormance), et le port est plus compact : le maïs possède une tige principale peu ramifiée, alors que la téosinte est très ramifiée. Chez d’autres espèces, la teneur en substances toxiques ou amères a diminué.
Ces caractères dépendent de gènes dont certains allèles ont été favorisés. Comme la sélection est partie d’un petit nombre d’individus, la diversité génétique des plantes cultivées est réduite par rapport à celle de leurs ancêtres sauvages.
Les techniques modernes d’amélioration
Les sélectionneurs croisent des variétés pour combiner des caractères intéressants. Le croisement de deux lignées pures donne des hybrides F1 homogènes et souvent plus vigoureux (vigueur hybride) ; leurs descendants F2 sont hétérogènes, d’où le rachat des semences chaque année. Des hybridations entre espèces suivies de doublements du nombre de chromosomes ont produit des plantes polyploïdes, comme le blé tendre, hexaploïde (six lots de chromosomes, 2n = 42).
La transgénèse introduit dans une plante un gène d’une autre espèce, par exemple un gène bactérien conférant une résistance à des insectes chez le maïs Bt, et l’édition génomique (CRISPR-Cas9) modifie une séquence précise. Pour préserver les allèles utiles aux sélections futures, on conserve les variétés anciennes et les espèces sauvages apparentées, notamment dans des banques de graines.
8 flashcards pour mémoriser
Essaie de répondre avant de retourner la carte.
Domestication+
Transformation d’espèces sauvages en espèces cultivées par sélection humaine.
Débuts de l’agriculture+
Néolithique, il y a environ 10 000 ans au Proche-Orient (blé, orge).
Ancêtre du maïs+
La téosinte, une graminée sauvage du Mexique.
Syndrome de domestication+
Épis qui ne s’égrènent plus, graines plus grosses, perte de dormance, port compact.
Conséquence génétique de la domestication+
Réduction de la diversité génétique par rapport aux ancêtres sauvages.
Hybride F1+
Descendance homogène et vigoureuse du croisement de deux lignées pures.
Blé tendre+
Espèce hexaploïde (2n = 42) issue d’hybridations entre espèces.
Transgénèse+
Introduction dans un organisme d’un gène provenant d’une autre espèce.
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