Quiz : reconstituer les climats du passé (Terminale)
Ce quiz de Terminale spécialité SVT porte sur les indicateurs des paléoclimats et les causes des variations climatiques passées : glaces, sédiments, pollens, paramètres orbitaux et CO2. Relis le rappel, puis entraîne-toi à interpréter chaque indice.
Le quiz : 11 questions corrigées
Réponds sans regarder ton cours : l’explication s’affiche après chaque réponse.
Question 1 sur 11
Dans une carotte de glace de l’Antarctique, une diminution du δ18O de la glace indique :
Réponse : un refroidissement du climat. Plus il fait froid, plus les précipitations polaires sont appauvries en oxygène 18 : un δ18O de la glace plus bas traduit une température plus basse.Question 2 sur 11
Que renferment les bulles d’air piégées dans les glaces polaires ?
Réponse : Un échantillon de l’atmosphère de l’époque, où l’on dose le CO2 et le CH4. En se tassant, la neige emprisonne de l’air : les bulles conservent la composition de l’atmosphère ancienne, ce qui permet de reconstituer les teneurs passées en CO2 et en méthane.Question 3 sur 11
Pendant une période glaciaire, le δ18O des carbonates marins (foraminifères) :
Réponse : augmente, car l’oxygène 16 est stocké dans les calottes. L’eau évaporée puis stockée dans les calottes est enrichie en oxygène 16 : l’océan s’enrichit donc en oxygène 18, et les carbonates qui s’y forment ont un δ18O plus élevé. C’est l’inverse de la glace.Question 4 sur 11
Depuis environ 800 000 ans, les cycles glaciaires-interglaciaires ont une période d’environ :
Réponse : 100 000 ans. Les enregistrements des glaces et des sédiments marins montrent une cyclicité d’environ 100 000 ans, en lien avec l’excentricité de l’orbite terrestre.Question 5 sur 11
Quel paramètre orbital correspond à l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre ?
Réponse : L’obliquité. L’obliquité est l’inclinaison de l’axe de rotation (aujourd’hui environ 23,4°), qui varie avec une période d’environ 41 000 ans. L’excentricité décrit la forme de l’orbite et la précession le changement d’orientation de l’axe.Question 6 sur 11
Lors du dernier maximum glaciaire, il y a environ 20 000 ans, le niveau marin était :
Réponse : environ 120 m plus bas qu’aujourd’hui. Une énorme quantité d’eau était stockée dans les calottes continentales : le niveau marin était environ 120 m plus bas, ce qui découvrait une partie des plateaux continentaux.Question 7 sur 11
En période glaciaire, la teneur en CO2 atmosphérique enregistrée dans les glaces antarctiques était d’environ :
Réponse : 180 ppm. Les glaces montrent environ 180 ppm en période glaciaire et environ 280 ppm en interglaciaire. Plus de 420 ppm correspond à la teneur actuelle, due aux activités humaines.Question 8 sur 11
Comment l’analyse des pollens fossiles renseigne-t-elle sur le climat passé ?
Réponse : Chaque type de végétation correspond à des conditions climatiques données. Les pollens permettent d’identifier les plantes présentes. Par actualisme, on en déduit le climat : une forêt de chênes indique un climat tempéré, une steppe à armoise un climat froid et sec.Question 9 sur 11
Quel mécanisme amplifie un refroidissement lors d’une entrée en glaciation ?
Réponse : L’extension des glaces, qui augmente l’albédo. La glace réfléchit une grande partie du rayonnement solaire : plus elle s’étend, moins la Terre absorbe d’énergie, ce qui accentue le refroidissement. C’est une rétroaction positive.Question 10 sur 11
Laquelle de ces observations N’EST PAS un indice d’une ancienne glaciation ?
Réponse : Des récifs coralliens fossiles. Les coraux constructeurs de récifs vivent dans des eaux chaudes : ce sont des indices de climat chaud. Les trois autres sont des traces laissées par les glaciers.Question 11 sur 11
Selon le principe d’actualisme, pour interpréter un indice climatique ancien, on suppose que :
Réponse : les processus actuels fonctionnaient de la même façon dans le passé. L’actualisme suppose que les lois et processus sont les mêmes qu’aujourd’hui, pas que le climat était le même. C’est ce qui permet d’interpréter pollens, isotopes ou dépôts glaciaires.
L’essentiel à retenir : Les climats du passé
Les indicateurs des climats passés
Les climats anciens se reconstituent grâce à des indices interprétés selon le principe d’actualisme : les processus actuels ont fonctionné de la même façon dans le passé. Les pollens fossiles conservés dans les sédiments renseignent sur la végétation, donc sur le climat. Les traces glaciaires (moraines, blocs erratiques, roches striées) témoignent d’anciennes extensions des glaciers.
Les carottes de glace de l’Antarctique, qui couvrent environ 800 000 ans, apportent deux informations. Le rapport isotopique de l’oxygène de la glace (δ18O) sert de thermomètre : plus il est bas, plus il faisait froid. Les bulles d’air piégées sont des échantillons de l’atmosphère ancienne, dans lesquels on mesure le CO2 et le méthane.
Dans les sédiments marins, le δ18O des coquilles de foraminifères varie en sens inverse : en période glaciaire, les calottes stockent préférentiellement l’oxygène 16, l’océan s’enrichit en oxygène 18 et le δ18O des carbonates augmente.
Les cycles glaciaires récents
Depuis environ 800 000 ans, périodes glaciaires et interglaciaires alternent selon un rythme d’environ 100 000 ans. Lors du dernier maximum glaciaire, il y a environ 20 000 ans, des calottes couvraient le nord de l’Amérique et de l’Europe et le niveau marin était environ 120 m plus bas qu’aujourd’hui.
Ces cycles sont déclenchés par les variations des paramètres orbitaux de la Terre (théorie de Milankovitch) : excentricité de l’orbite (environ 100 000 et 400 000 ans), obliquité de l’axe de rotation (environ 41 000 ans) et précession (environ 20 000 ans). Des rétroactions amplifient ces variations d’ensoleillement : l’extension des glaces augmente l’albédo, et la teneur en CO2 baisse, d’environ 280 ppm en interglaciaire à environ 180 ppm en période glaciaire.
Aux échelles de temps plus longues
Sur des millions d’années, le climat dépend surtout de la teneur en CO2, contrôlée par la géodynamique : le volcanisme en libère, tandis que l’altération des roches silicatées et le stockage de matière organique en piègent. Le Crétacé, riche en CO2, était chaud et sans grandes calottes polaires. La glaciation de la fin du Carbonifère, vers 300 millions d’années, est associée à une baisse du CO2 liée au stockage massif de carbone organique (charbon) et à l’altération de la chaîne hercynienne.
8 flashcards pour mémoriser
Essaie de répondre avant de retourner la carte.
δ18O de la glace+
Thermomètre isotopique : il diminue quand la température baisse.
δ18O des foraminifères+
Il augmente en période glaciaire, car l’oxygène 16 est stocké dans les calottes.
Bulles d’air des glaces+
Échantillons d’atmosphère ancienne : on y mesure le CO2 et le méthane.
Cycles glaciaires récents+
Période d’environ 100 000 ans depuis environ 800 000 ans.
Paramètres de Milankovitch+
Excentricité, obliquité et précession de l’orbite et de l’axe terrestres.
Dernier maximum glaciaire+
Il y a environ 20 000 ans ; niveau marin environ 120 m plus bas qu’aujourd’hui.
Rétroaction de l’albédo+
Plus de glace réfléchit plus de lumière solaire, ce qui amplifie le refroidissement.
Actualisme+
Principe selon lequel les processus actuels fonctionnaient de la même façon dans le passé.
Continue avec ces quiz
Terminale · spécialité SVT
La datation absolue (radiochronologie)
Ce quiz de Terminale spécialité SVT porte sur la radiochronologie : décroissance radioactive, demi-vie, choix du chronomètre et méthode des isochrones. Garde une calculatrice à portée de main, relis le rappel de cours puis lance-toi.
11 questionsTerminale · spécialité SVT
La biodiversité et son évolution
Ce quiz de Terminale spécialité SVT porte sur la biodiversité et les mécanismes de son évolution : modèle de Hardy-Weinberg, mutations, sélection naturelle, dérive génétique et spéciation. Relis l’essentiel, puis entraîne-toi, calculatrice en main.
11 questions